Motobécane, Piaggio, Solex : Les joyaux à deux-roues s’exposent aux Quatre heures de Valmont

Motobécane, Piaggio, Solex : Les joyaux à deux-roues s’exposent aux Quatre heures de Valmont

Ce dimanche 30 août, Valmont va sentir la vieille essence. Pour la quinzième année, l’association Motos Caux’Llection installe ses quartiers sur la place de la Mairie. Au programme : des motos anciennes, des mobylettes et des triporteurs qui ont marqué des générations. Les Quatre heures de Valmont sont devenues un passage obligé pour tous les amateurs de vintage. Ces joyaux du patrimoine roulant sont à découvrir absolument.

Quatre heures de Valmont : le rendez-vous des motos anciennes

Dès le matin, les collectionneurs arrivent avec leurs trésors. Jean-Claude, un habitué de Fécamp, sort sa Motobécane 51 de sa remorque. « Elle roule encore comme au premier jour », lance-t-il fier. Autour de lui, des Solex, des Piaggio et des centaines d’autres deux-roues s’alignent le long des rues. Les plus jeunes découvrent des machines qu’ils n’avaient jamais vues en vrai.

L’exposition ne se limite pas aux motos. Les side-cars et les triporteurs ajoutent une touche d’originalité. Chaque engin raconte une histoire, celle de son propriétaire ou de son époque. Les bénévoles de l’association sont là pour guider les visiteurs et partager leurs connaissances.

Trois légendes, trois styles
MarqueOrigineModèle culteAnnée clé
SolexFranceS38001966
MotobécaneFranceMobylette 511923
PiaggioItalieCiao1967

Un parcours immersif dans le passé

Le charme des Quatre heures de Valmont, c’est leur côté vivant. Les moteurs tournent, les gaz hurlent doucement. Les propriétaires n’hésitent pas à faire une démonstration. On croise une Motobécane 125 LT, un Solex S3800 ou encore un Piaggio Ciao impeccable. Un voyage immédiat dans l’histoire du deux-roues.

Pour ceux qui veulent voir plus, la course de régularité est le moment fort. Les participants doivent parcourir un circuit de 5,5 km, trois ou quatre fois, en respectant le code de la route. L’objectif ? Arriver avec le temps le plus régulier possible. Pas de vitesse, mais de la précision. La régularité est reine.

Motobécane, Piaggio, Solex : trois légendes à l’honneur

Ces trois marques ont marqué l'histoire du deux-roues. Les voir réunies à Valmont, c’est une chance rare. Chacune a son identité, sa technique et ses fans.

Le Solex, de la légende à l’électrique

Le Solex est né en 1946. Son moteur sur la roue avant lui a valu le surnom de « bicyclette qui roule toute seule ». Le modèle S3800 de 1966 reste le plus connu. Aujourd’hui, la marque renaît avec des vélos à assistance électrique produits en Normandie. L’entreprise NOIL propose même des conversions de Solex classiques en électrique. Le patrimoine s’adapte à la mobilité moderne.

Sur place, les collectionneurs montrent leurs modèles d’origine et les curieux comparent avec les nouvelles versions. Un bel exemple de transmission entre générations.

La Motobécane, fierté française

Fondée en 1923 à Pantin, Motobécane a équipé des millions de Français. La célèbre mobylette 51 est devenue une icône. Au fil des années, la marque a produit des cyclomoteurs, des scooters et des motos de route. Le Motobécane Club de France sera présent à Valmont pour partager son savoir et organiser des balades. C’est l’occasion de voir des modèles rares, comme la 125 LT ou la 350.

Piaggio, le charme italien

Côté transalpin, Piaggio apporte son style et sa technologie. Le Ciao, lancé en 1967, a conquis l’Europe avec sa simplicité. Les Vespa et les motos légères complètent la gamme. À Valmont, la présence de ces machines rappelle l’importance du design italien dans l’histoire du deux-roues. Les collectionneurs italiens viennent parfois rien que pour l’occasion.

La course de régularité, l’épreuve qui met tout le monde d’accord

La course est ouverte à toutes les catégories de deux-roues motorisés. Sur route ouverte, les participants doivent respecter le code de la route. L’épreuve consiste à parcourir le circuit de 5,5 km en essayant de coller au temps idéal. Les meilleurs sont ceux qui contrôlent leur allure sans chronomètre.

« C’est plus dur qu’une course de vitesse », sourit un participant. Il faut doser les gaz, anticiper les virages et gérer son moteur. Les motos anciennes n’ont pas l’électronique moderne. Tout est question de feeling.

Les spectateurs se postent le long du parcours pour encourager les pilotes. Les enfants courent derrière les motos, les parents sortent leurs appareils photo. L’ambiance est à la fête, dans le respect des machines.

Une journée complète pour les passionnés de vintage

Les Quatre heures de Valmont ne se résument pas à la course. Toute la journée, des animations rythment le village. Voici ce qui t’attend :

  • 🏍️ Exposition de motos anciennes : des dizaines de modèles à admirer
  • 🛵 Essais statiques : monte sur les selles, fais vrombir les moteurs
  • 🔄 Bourse d’échange : pièces détachées, docs techniques, accessoires
  • 👨‍👩‍👧‍👦 Animations pour les enfants : balades en side-car, jeux
  • 🍴 Restauration sur place : produits locaux et ambiance guinguette
  • 🎵 Musique rétro : fanfare et vieux tubes pour l’ambiance

Chaque année, la foule répond présente. Les familles s’installent sur la place, les passionnés échangent des astuces de restauration. Les anciens racontent leurs souvenirs aux plus jeunes. C’est exactement ce qu’on attend d’un événement collection réussi.

Pour les amoureux de mécanique, l’événement est une mine d’or. On y apprend des astuces pour restaurer un carburateur ou régler un allumage. Les clubs locaux partagent volontiers leurs conseils. Une vraie école de la transmission orale.

Et si tu veux vivre l’expérience de l’intérieur, une nouvelle vidéo montre les coulisses de l’édition précédente. Regarde comme les moteurs pétaradent et comme les visages sont radieux.

Alors, prêt à enfourcher ta machine et à rejoindre la fête ? Les Quatre heures de Valmont t’attendent pour un dimanche hors du temps. Que tu sois collectionneur, simple curieux ou futur motard, tu trouveras ta place. Les vieilles mécaniques ont encore de beaux jours devant elles.

Ce qu'il faut savoir avant d'y aller

Est-ce que c'est ouvert à tout le monde le dimanche ?

L'exposition se tient sur la place de la Mairie, en accès libre. Les collectionneurs sont là pour discuter, monter sur les engins et raconter leur histoire. La course, elle, est réservée aux participants inscrits.

Faut-il être un pro pour participer à la course de régularité ?

Pas du tout, c'est ouvert à toutes les catégories de deux-roues motorisés. Le but n'est pas d'aller vite, mais de contrôler son allure pour finir dans le temps le plus régulier possible. Les motos anciennes n'ont pas d'électronique, donc tout se joue au feeling.

Il y a des Solex électriques à voir ?

Certains collectionneurs montrent les modèles d'origine et les curieux peuvent comparer avec les nouvelles versions. La marque renaît en Normandie avec des vélos à assistance électrique produits par NOIL. On ne boude pas son plaisir.

Ça vaut le coup de venir avec des enfants ?

Les enfants courent après les motos et les parents sortent les appareils photo. L'ambiance est festive, les démonstrations mettent du bruit et du mouvement. Une sortie qui se termine souvent par une glace à la main.

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